Lycéen·nes, vous aviez raison. Sur toute la ligne.
À l’issue d’une mobilisation sans précédent, les pouvoirs publics reconnaissent que les revendications des lycéen·nes étaient non seulement légitimes, mais sous-évaluées au regard des transformations nécessaires.
Après examen, il apparaît en effet que les jeunes réclamaient essentiellement le droit d’apprendre, de vivre, de penser, de circuler librement et de ne pas être frappé·es lorsqu’iels expriment un désaccord.
Ces demandes ayant été jugées pertinentes, leur mise en œuvre est donc immédiate.
Le Gouvernement annonce en conséquence la suppression de Parcoursup, la fin de la répression policière, la décolonisation des programmes, la gratuité intégrale de l’éducation et la mise en place d’assemblées autogérées dans tous les établissements.
À la suite de ces premières mesures, les assemblées lycéennes ont fait observer que les inégalités scolaires étaient inséparables des inégalités sociales.
Le Gouvernement a reconnu la pertinence de cette analyse.
Il a donc décidé de supprimer également les inégalités sociales.
Les modalités pratiques seront définies collectivement par les personnes concernées.
Le ministère remercie la jeunesse pour sa contribution décisive à l’amélioration de la civilisation.
À la une
Parcoursup définitivement supprimé : personne ne sera plus trié·e à dix-sept ans
Le ministère annonce la fermeture immédiate et sans regret de Parcoursup.
Après plusieurs années d’expérimentation, il a été établi qu’attribuer un avenir à des millions de jeunes à l’aide d’un dispositif informatique opaque ne constituait pas une politique éducative satisfaisante.
Les formations supérieures seront désormais accessibles selon les aspirations de chacun·e. Lorsque les demandes excèdent les capacités d’accueil, de nouvelles places seront créées.
Les établissements coopéreront pour partager leurs ressources plutôt que pour se disputer des classements.
Les lettres de motivation dans lesquelles des adolescent·es affirmaient rêver depuis l’âge de six ans d’intégrer une licence de gestion seront conservées aux Archives nationales, au titre du patrimoine littéraire involontaire.
Les serveurs de Parcoursup seront reconvertis en infrastructures numériques libres, administrées collectivement.
Réforme majeure
Fin des violences policières : les jeunes ne seront plus considéré·es comme une menace
À compter de ce jour, les mobilisations lycéennes ne feront plus l’objet d’une réponse policière.
Les dispositifs de nassage, d’intimidation, les gaz lacrymogènes, les armes utilisées contre les manifestant·es et les interpellations arbitraires sont abolis.
Une réflexion collective ayant permis d’établir que le principal danger présenté par une pancarte était son éventuelle faute d’orthographe, le déploiement de forces armées face à des élèves a été jugé disproportionné.
La dissolution des structures de maintien de l’ordre répressif s’accompagnera du développement de dispositifs de prévention des violences, de médiation, de justice réparatrice et de protection collective, placés sous contrôle démocratique des habitant·es.
Le ministère rappelle que le conflit social est une expression normale de la vie démocratique et non une maladie à traiter par inhalation de gaz.
Les budgets libérés financeront des bibliothèques, des logements, des lieux culturels et des services publics.
Sécurité & liberté
Décolonisation des programmes : l’histoire du monde cesse de commencer à Athènes et de se terminer à Versailles
Le ministère annonce une refonte complète des programmes d’histoire, de littérature, de philosophie, de géographie et d’arts.
La colonisation ne sera plus présentée comme une aventure maritime aux conséquences parfois regrettables.
Les élèves étudieront les systèmes esclavagistes, les conquêtes, les résistances, les révoltes, les luttes de libération, les indépendances et les continuités coloniales contemporaines, dans toute leur complexité.
Les savoirs produits en Afrique, en Asie, dans les Amériques, en Océanie et dans les mondes autochtones occuperont enfin la place qui leur revient.
La géographie sera révisée afin de rappeler que l’Europe n’est ni le centre naturel du monde ni nécessairement sa partie supérieure.
Les cartes pourront être tournées dans tous les sens.
Les œuvres et archives spoliées durant la colonisation seront restituées sans condition aux communautés et pays concernés.
Le ministère précise qu’apprendre l’histoire de la colonisation ne signifie pas détester son pays, mais commencer à connaître son histoire.
Programmes
Les établissements scolaires deviennent des espaces autogérés
Les établissements seront désormais administrés collectivement par les élèves, les équipes éducatives, les familles et les personnes participant à leur fonctionnement.
Les décisions relatives aux horaires, aux espaces, aux activités et aux projets seront prises dans des assemblées ouvertes, selon des modalités garantissant la participation de toustes.
Les fonctions de coordination seront tournantes, révocables et ne donneront droit à aucun privilège.
Les ancien·nes chef·fes d’établissement qui le souhaitent pourront naturellement continuer à participer à la vie scolaire, au même titre que les autres.
Les sonneries, les estrades surélevées et les injonctions à obéir sans comprendre feront l’objet d’une étude historique consacrée aux survivances disciplinaires du XIXe siècle.
Démocratie
Abolition des notes, des classements et de la compétition scolaire
Le ministère annonce la fin des notes chiffrées, des palmarès, des classements et de toute comparaison systématique des élèves.
L’apprentissage reposera désormais sur la curiosité, la coopération, l’expérimentation, l’entraide et des évaluations qualitatives construites avec les personnes concernées.
L’erreur sera reconnue comme une étape normale de l’acquisition des connaissances.
Les élèves n’auront plus à démontrer qu’iels sont meilleur·es que leurs camarades pour avoir le droit de poursuivre leurs études.
Après examen approfondi, la formule « peut mieux faire » sera remplacée par « de quoi as-tu besoin ? ».
Les bulletins de notes historiques seront exposés dans un musée consacré aux anciennes techniques de découragement.
Évaluation
Les revendications
L’Éducation nationale et vous
Le calendrier scolaire : les journées comptent désormais vingt-quatre heures pour tout le monde
Les rythmes scolaires seront élaborés en fonction des besoins réels des enfants et des adolescent·es, et non des impératifs de productivité.
Le droit au sommeil, au jeu, à l’ennui, aux amitiés, aux amours et aux activités librement choisies est garanti.
Les devoirs à effectuer après une journée complète d’enseignement sont supprimés.
Les temps d’apprentissage pourront se dérouler dans des ateliers, des bibliothèques, des jardins, des théâtres, des forêts ou des espaces collectifs.
Le ministère rappelle qu’un enfant occupé à observer un escargot n’est pas nécessairement en situation d’échec scolaire.
Bourses scolaires : l’argent cesse de déterminer les possibilités d’existence
Les bourses sont remplacées par un droit universel aux conditions matérielles nécessaires pour apprendre et vivre dignement.
L’alimentation, les transports, les fournitures, les livres, les équipements numériques et l’accès aux activités culturelles deviennent gratuits.
Un revenu garanti et un droit effectif au logement sont instaurés pour toustes.
Les familles n’auront plus à fournir quinze justificatifs pour établir qu’elles ne possèdent pas quinze propriétés.
Le ministère précise que la pauvreté ne constitue ni une faute morale ni un exercice administratif.
La lutte contre le harcèlement : la solidarité remplace la loi du plus fort
Chaque établissement mettra en place des espaces de parole, de prévention, d’écoute et de résolution collective des conflits.
Les personnes victimes de violences bénéficieront d’une protection immédiate, d’un accompagnement choisi et de garanties effectives de sécurité.
Les discriminations racistes, sexistes, validistes, homophobes et transphobes feront l’objet d’un travail éducatif continu.
La justice réparatrice sera privilégiée lorsqu’elle est appropriée, sans jamais imposer aux victimes une réconciliation ou renoncer à leur protection.
Le ministère rappelle que l’apprentissage de la vie collective suppose de renoncer à la domination comme mode de relation.
Le bac et l’orientation : il n’existe plus de voies de garage
Les filières hiérarchisées et les mécanismes d’orientation subie sont supprimés.
L’enseignement général, technique, professionnel, artistique, artisanal et scientifique bénéficie de la même reconnaissance.
Les personnes pourront changer de domaine, reprendre des études ou apprendre un nouveau métier à tout âge, sans devoir justifier une carrière cohérente depuis la maternelle.
Le ministère souligne qu’une personne peut souhaiter devenir astrophysicien·ne à quarante ans, céramiste à cinquante ou ne rien devenir de particulier pendant quelque temps.
Il est rappelé que la valeur d’une existence ne dépend pas de sa rentabilité.
Santé et bien-être : vivre n’est plus une performance
Chaque lieu d’apprentissage disposera des moyens humains et matériels nécessaires à la santé physique et psychique de toustes.
Les soins, la contraception, les protections menstruelles, les repas et les services de soutien psychologique seront gratuits et accessibles.
Les bâtiments disposeront d’espaces de repos, de jardins, de cuisines collectives et de lieux permettant de s’isoler.
Le ministère annonce également la suppression de la notion de « retard » appliquée au développement humain.
Personne ne sera désormais considéré·e comme en retard sur sa propre vie.
Handicap et accessibilité : le monde s’adapte enfin à ses habitant·es
L’accessibilité universelle devient un principe d’organisation des espaces, des transports, de l’éducation et de la vie collective.
Les personnes handicapées participeront directement à la conception et à la gestion des dispositifs les concernant.
L’accompagnement humain, les technologies d’assistance et les aménagements nécessaires seront garantis.
Le ministère reconnaît que l’obstacle ne réside pas toujours dans les corps, mais souvent dans une société construite sans tenir compte de leur diversité.
Accompagner son enfant dans sa scolarité
Les familles n’auront plus à travailler gratuitement pour l’Éducation nationale
Le temps consacré à l’éducation, aux soins et à l’accompagnement des enfants sera partagé collectivement.
Les familles ne seront plus tenues de devenir enseignantes, psychologues, secrétaires, informaticiennes et conseillères d’orientation après leur journée de travail.
Les lieux d’apprentissage seront ouverts sur les quartiers, les villages et les communes, permettant des rencontres entre générations.
Les savoir-faire des artisan·es, agriculteur·ices, artistes, mécanicien·nes, chercheur·euses, soignant·es et habitant·es seront pleinement reconnus.
Le ministère précise que la transmission des connaissances n’a jamais été le monopole des personnes titulaires d’un diplôme.
Personnels de l’Éducation nationale
Les décisions concernant les conditions de travail seront prises directement par les équipes concernées.
Les assemblées pourront mandater des personnes chargées de missions précises, limitées dans le temps et révocables à tout moment.
Les syndicats, collectifs et organisations de travail participeront librement à l’élaboration des décisions.
Le ministère reconnaît que consulter les personnels après avoir décidé à leur place constituait une interprétation particulièrement imaginative du dialogue social.
Les interminables réunions de concertation sans conséquence sont supprimées.
La santé devient un bien commun garanti à toutes les personnes vivant sur le territoire, indépendamment de leur situation administrative ou professionnelle.
L’accès aux soins ne dépendra plus d’un contrat, d’une complémentaire, d’un statut ou d’une capacité à avancer de l’argent.
Les établissements de santé seront gérés démocratiquement par les équipes soignantes et les communautés concernées.
Les entreprises spécialisées dans le calcul des taux de remboursement seront invitées à contribuer à la fabrication de matériel médical.
Les écarts de revenus et de patrimoine seront progressivement abolis par la mise en commun des ressources essentielles et une redistribution décidée démocratiquement.
Les activités socialement nécessaires seront organisées collectivement, réparties équitablement et exercées dans des conditions librement discutées.
L’entretien des lieux, les soins, l’alimentation, l’éducation et les tâches pénibles feront l’objet d’une responsabilité partagée.
Le temps libéré permettra à chacun·e de créer, apprendre, se reposer, aimer, jardiner ou contempler le plafond.
Le ministère rappelle que la contemplation du plafond ne saurait constituer un motif de sanction.
Le portail I-Prof sera remplacé par un espace de partage des compétences, des envies, des savoirs et des projets.
Les personnels pourront enseigner, chercher, créer, cultiver, se former, voyager ou se consacrer à d’autres activités au cours de leur vie.
La notion de carrière ascendante sera abandonnée.
Il ne sera plus nécessaire de gravir une échelle pour mener une existence satisfaisante.
Les échelles récupérées serviront à cueillir des fruits.
Le rôle des équipes éducatives consistera à accompagner les apprentissages, partager leurs connaissances, encourager la curiosité et rendre possibles les expérimentations collectives.
Les rapports pédagogiques seront fondés sur la confiance, le respect mutuel et la liberté intellectuelle.
La transmission des savoirs ne supposera aucune hiérarchie entre la dignité des personnes.
Les tableaux de performance, évaluations managériales, classements d’établissements et indicateurs de productivité scolaire seront supprimés.
Le ministère annonce que les cabinets de conseil privés ne seront plus chargés d’expliquer aux équipes pédagogiques comment enseigner à partir de présentations PowerPoint.
Les personnes pourront choisir librement leur lieu de vie et leurs activités.
Les changements de région, de commune ou de pays ne seront plus soumis à des mécanismes de sélection fondés sur l’ancienneté, la situation familiale ou l’intérêt supposé de l’administration.
Les systèmes de mobilité seront fondés sur la coopération, l’entraide et la répartition solidaire des ressources.
Le ministère reconnaît que vivre à proximité des personnes que l’on aime constitue un projet parfaitement recevable.
Toutes les personnes pourront accéder librement à la formation, à la recherche et à la création tout au long de leur vie.
Les pédagogies libertaires, les pensées féministes, antiracistes, anticoloniales, écologistes et les traditions d’émancipation collective seront étudiées et discutées.
L’enseignement encouragera le doute, la contradiction, la remise en question des autorités et l’expérimentation.
Il sera désormais possible de contester le contenu d’un cours sans recevoir une observation pour insolence.
Le ministère rappelle qu’une société véritablement démocratique doit accepter que ses habitant·es pensent autrement que ses institutions.
Des expériences qui forment
L’art et la culture deviennent des activités centrales de la vie
Les musées, cinémas, théâtres, bibliothèques, archives et lieux de création seront accessibles gratuitement.
Des ateliers de cinéma, de sculpture, de photographie, d’écriture, de musique, de danse et de fabrication collective seront ouverts dans chaque commune.
Les artistes disposeront d’espaces, de temps et de ressources pour travailler, sans être tenu·es de démontrer tous les six mois leur contribution à l’attractivité territoriale.
Les collections publiques seront considérées comme des biens communs.
Les œuvres spoliées seront restituées.
Les institutions culturelles seront administrées avec les artistes, les équipes et les communautés concernées.
Le ministère annonce que la culture n’aura plus pour fonction prioritaire de développer le tourisme, de dynamiser l’économie ou de valoriser l’image des territoires.
Elle pourra, entre autres, servir à penser, à rêver et à ne servir strictement à rien.
Le sport : les corps n’auront plus à être rentables
Les activités physiques et sportives seront accessibles à toutes les personnes, quel que soit leur âge, leur morphologie ou leurs capacités.
La coopération, la découverte, le plaisir du mouvement et le jeu seront privilégiés.
Les installations sportives seront gratuitement accessibles et gérées collectivement.
Les vestiaires seront adaptés à la diversité des genres et des corps.
Le ministère confirme qu’il est possible de courir sans chronomètre, de nager sans compétition et de jouer au football sans vocation professionnelle.
Erasmus Days : la libre circulation devient universelle
Le droit de circuler, de s’installer, d’apprendre et de travailler librement sera reconnu à toutes les personnes, sans distinction de nationalité ou d’origine.
Les frontières ne serviront plus à trier les vies selon la richesse, la couleur de peau ou le lieu de naissance.
Les moyens jusqu’ici consacrés à la militarisation des frontières et à l’enfermement des personnes migrantes seront réaffectés à l’accueil, au logement, aux transports collectifs et aux échanges culturels.
Les personnes pourront voyager sans devoir prouver qu’elles sont suffisamment riches pour être considérées comme désirables.
Les langues seront apprises et transmises librement, sans hiérarchie entre langues dites internationales, nationales, régionales ou minoritaires.
La Fête de la science : les scientifiques libéré·es de la recherche de financements
La recherche scientifique devient un bien commun mondial.
Les laboratoires coopéreront librement et partageront leurs découvertes, leurs méthodes et leurs résultats.
Les brevets empêchant l’accès aux médicaments, aux technologies essentielles et aux connaissances nécessaires à la vie collective seront abolis.
Les chercheur·euses ne seront plus soumis·es à l’obligation de produire chaque année un nombre croissant de publications pour conserver leur emploi.
La recherche fondamentale pourra se poursuivre même lorsqu’aucune application commerciale immédiate n’est envisagée.
Le ministère reconnaît que découvrir une nouvelle espèce de mousse peut avoir davantage d’intérêt pour l’humanité que concevoir une nouvelle application permettant de commander des chaussettes en trois secondes.
Transition écologique : la planète n’aura plus à produire des bénéfices
Les ressources naturelles essentielles sont placées sous protection collective.
Les activités destructrices pour les écosystèmes seront transformées ou abandonnées, selon des décisions démocratiques prenant en compte les personnes qui en dépendent.
La production sera organisée à partir des besoins réels, et non d’objectifs de croissance illimitée.
Les transports publics seront gratuits et développés, les terres agricoles protégées, les logements rénovés et les espaces naturels restaurés.
Les élèves apprendront à cultiver, réparer, construire, cuisiner, préserver les milieux vivants et comprendre les interdépendances entre espèces.
Le ministère annonce que les arbres ne seront plus considérés comme des obstacles à l’aménagement des parkings.
L’École de demain, dès aujourd’hui
Les bibliothèques remplacent les centres commerciaux comme lieux privilégiés de sociabilité
Chaque quartier et chaque village disposera d’une bibliothèque, d’une maison des savoirs et d’espaces ouverts de rencontre et de création.
Les livres, les films, les archives et les connaissances seront accessibles à toutes les personnes.
Les ouvrages censurés seront remis en circulation.
Le ministère rappelle qu’une bibliothèque publique ne représente pas un danger pour la jeunesse, même lorsqu’elle contient des livres qui critiquent le pouvoir.
Les assemblées citoyennes remplacent la verticalité du pouvoir
Les décisions collectives seront désormais prises au plus près des personnes concernées, dans des assemblées locales librement fédérées.
Les responsabilités seront partagées, tournantes et révocables.
Les décisions prises à l’échelle de plusieurs territoires reposeront sur des mandats explicites et des mécanismes de coopération.
Aucune fonction ne donnera droit à une supériorité sociale, politique ou matérielle.
Le ministère précise qu’il demeure possible de coordonner une activité sans devenir le ou la chef·fe des personnes qui y participent.
Une réforme majeure : le droit au bonheur n’est plus réservé aux vacances
Le Gouvernement reconnaît que la vie quotidienne ne devrait pas être organisée autour de l’attente du vendredi soir, des congés annuels ou de la retraite.
Le temps de travail nécessaire sera réduit et partagé.
Les activités de soin, les relations affectives, la vie collective et la créativité recevront toute la place qu’elles méritent.
Les personnes pourront disposer de temps pour leurs proches, leurs engagements, leurs passions et leurs rêveries.
Un observatoire du temps retrouvé sera créé, puis immédiatement dissous, sa mission ne nécessitant finalement aucun indicateur.
Nous contacter
Les établissements
Les établissements sont désormais des maisons communes ouvertes aux habitant·es.
Leur fonctionnement repose sur des assemblées autogérées.
Le ministère
Le ministère a engagé sa procédure d’autodissolution.
Ses bâtiments seront progressivement transformés en bibliothèques, logements, ateliers collectifs, lieux d’accueil et jardins publics.
Le médiateur
Les différends seront traités par des personnes choisies collectivement, formées à l’écoute et à la résolution non violente des conflits.
Le délégué à la protection des données
Les données personnelles ne pourront plus être vendues, exploitées à des fins commerciales ou utilisées pour surveiller les populations.
Les plateformes numériques essentielles seront administrées démocratiquement.
Les académies
Les académies laisseront place à des fédérations de lieux d’apprentissage librement associés, qui mutualiseront leurs ressources et leur expertise.
Scolarité, diplômes, examens, orientation
Une équipe est disponible pour répondre à vos questions.
Aucun classement, aucune sanction, aucune justification de votre valeur personnelle ne vous sera demandé.
Autres contacts
Les anciens services ministériels ne délivrent plus d’autorisations.
Pour toute initiative collective, merci de vous adresser directement aux personnes avec lesquelles vous souhaitez la réaliser.
Dernière minute
Le ministère de l’Éducation nationale annonce sa propre dissolution.
À la suite de l’application des réformes demandées par le mouvement lycéen, il apparaît que la plupart des fonctions jusqu’ici exercées par le ministère peuvent être assurées démocratiquement par les communautés éducatives elles-mêmes, dans le cadre de solidarités locales, nationales et internationales.
Les ressources, bâtiments et moyens nécessaires à l’éducation resteront garantis et seront placés sous gestion commune.
Les ancien·nes responsables ministériel·les ont été invité·es à rejoindre les activités collectives de leur choix.
Plusieurs ont demandé à bénéficier d’une formation aux pratiques démocratiques.
Des places restent disponibles.
Le ministère remercie chaleureusement les lycéen·nes qui ont rendu sa disparition possible.